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 LES PEINTRES DE MARINE

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SantoniA



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MessageSujet: LES PEINTRES DE MARINE   Mer 14 Avr - 5:25

sunny

En regardant un tableau qui représentait le bombardement de la flotte française de Mers-el-kébir, je me suis documentée sur le peintre.

Il s'appelait MARIN-MARIE de son vrai nom Paul Marin Durand Coupel de Saint Front, dit Marin-Marie né en 1901 à Fougerolles-du-Plessis.




C'est à l'âge de 24 ans que Marin-Marie s'embarque, pour son service militaire, sur le "Pourquoi pas" du Commandant Charcot, destination l'Arctique, chargé de missions de recherche et de sauvetage sur la banquise arctique. Il se destinait au droit , mais son embarquement sur le "Pourquoi pas?" , pour l'expédition polaire de I926 allait changer le cours de sa vie, sa nouvelle connaissance de la mer le conduisant à la peinture. Les deux hommes se lient d'une profonde amitié. De ces années, il rapportera des carnets de croquis et la volonté de se consacrer à la peinture.

Le "Pourquoi pas"





1925 : Marin passe l'année à "garder" Pourquoi-pas ? à Saint-Malo. Hiver de lecture et de dessin
1928 : Première exposition à la galerie Le Goupy
1932 : Marin-Marie acquiert un bateau qu'il va baptiser Winnibelle II.


Très en forme, il redessine les cheminées de Normandie,au profilage aérodynamique très caractéristique et fera ajouter la troisième (factice, contenant uniquement le chenil) pour équilibrer la silhouette de ce paquebot qui fut un chef d'oeuvre de la construction navale en 1935.


CGT compagnie générale transatlantique


1933 : Marin-Marie est le deuxième français, après Alain Gerbault, à traverser l’Atlantique à la voile en solitaire à bord de Winibelle II.
1934 : Marin-Marie est nommé Peintre officiel de la Marine.En France, le titre de peintre de la Marine est accordé par le ministre de la défense à des artistes ayant consacré leur talent à la mer, à la Marine et aux gens de mer. Il peut être attribué non seulement à des peintres mais aussi à des photographes, des illustrateurs, des graveurs et des sculpteurs.


Quatre mâts école belge


1936 : Traverse l'Atlantique en solitaire d'ouest en est, de New York au Havre, sur Arielle.

Caravane de Cancale


1939 : Le dix juin, une troupe de 36 pêcheurs, Marin-Marie et d'autres... débarquent sur la Maîtresse-Île des Minquiers pour y construire un abri pour les pêcheurs de Granville. Cela n'empêchera pas l'île de devenir officiellement anglaise le 17 novembre 1953, suite au jugement de la Cour de La Haye.

1939-1940 : Marin-Marie est affecté sur le Strasbourg et sera à Mers el-Kebir lors de l'attaque de la flotte, comme il vivra aussi l'épisode de Dakar, embarqué comme volontaire sur le Fantasque.


Attaque de Mers-el-kébir







1945 : Publication de Wind Aloft, Wind Alow par Peter Davis, où Marin-Marie relate ses traversées.
1950 : Officier de la Légion d'Honneur.
1986 : Marin-Marie est fait commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres.
1987 : Décès à 85 ans, le 11 juin, à Saint-Hilaire.



Pauline sunny


Dernière édition par SantoniA le Lun 7 Jan - 7:06, édité 1 fois
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Albaroc



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Mer 14 Avr - 11:05

I love you


Ce Marin-Marie c’était quelqu’un…une « pointure », en tant qu’homme, en tant que marin et …en tant que peintre !
Merci Pauline de rappeler la mémoire d’un acteur de l’Histoire, et d’un témoin de celle-ci par ses œuvres peintes d’une grande qualité.
Effectivement, la flotte française avait manifesté son intention de sortir du port de Kébir ce qui ne convenait pas à l’escadre anglaise au mouillage au large. Problème de commandement, communication défectueuse , crainte de voir les bateaux français tomber entre les mains des Allemands … dès les premières manœuvres, les anglais ont torpillé tous les bâtiments français qui ont coulé et sont restés au fond pendant un quart de siècle…
Dans les années 66-68 une société de ferrailleurs « maritimes » italiens a découpé les vaisseaux français qui séjournaient toujours par moins 15 mètres et les ont évacués.
Ce qui est assez étonnant c’est que cette présence sous-marine de la flotte française n’a pas perturbé les mouvements maritimes en surface pendant vingt cinq ans…


study study study study
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Mohammdia



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Ven 16 Avr - 16:28

'

Salut les amis,
Voila je suis à Brussel, je devais prendre l'avion pour Malaga hier matin; mais à cause du volcan c'est la grosse galère!!! On est entassé comme des moutons, alors je profite du portable d'une amie pour lire un peu le forum et vous adresser à tous mes amitiés. Mme Santonia c'est la meilleure. Elle a des admirateurs et c'est normal, car elle sait nous faire voyager. J'ai l'impression que certains essaient de la draguer. Ce peintre marin et l'histoire de Mers el Kébir je ne connaissais pas!!! Merci et à bientôt! J'ai pas toujours le temps d'écrire mais je pense à vous.
Mohammdia


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SantoniA



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Date d'inscription : 28/11/2009

MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Sam 17 Avr - 5:52

cheers

Pour Mohammdia et ceux qui ne savent pas



3 juillet 1940 1300 marins tués - 25 avril 2005 1300 marins tués une deuxième fois, car le cimetière a été profané, un crime inqualifiable.

http://video.google.fr/videoplay?docid=1131923575685178611#


http://video.google.fr/videoplay?docid=7935872818822584547#

Monsieur Albaroc, pourquoi ce carnage Question Est-ce la faute encore à l'entêtement du vrai faux général micro Question


Pauline sunny
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Albaroc



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Dim 18 Avr - 6:00

pale


Pour répondre à Pauline,

Churchill éprouvait une grande méfiance à l’égard de De Gaulle qu’il jugeait sans doute plus compétent pour la littérature et les discours que pour l’action militaire.
Churchill éprouvait également une grande méfiance à l’égard de la flotte française susceptible de tomber sous la coupe d’Hitler du fait de la nouvelle gouvernance de Vichy, lui ouvrant ainsi une possibilité de s’opposer à l’Angleterre.
Il s’est trouvé que l’amiral français Gensoul dont les bâtiments étaient repliés dans la nasse de Kébir a coupé court aux négociations avec Somerville son homologue anglais en position au large, qui lui proposait, sur ordre de Churchill, le ralliement ou le désarmement…
Dès que les bateaux français ont commencé leurs manœuvres de sortie du port assorties d’une préparation au combat, Somerville a donné l’ordre d’ouvrir le feu…L a flotte française s’est retrouvée au fond…avec mille trois cents de ses hommes…
Je ne dispose pas d’éléments certifiant que De Gaulle ait eu de responsabilité dans ce coup-là.
A Londres, Churchill était acteur et De Gaulle spectateur.


flower
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Larissah



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Lun 19 Avr - 7:41

'
Il a l'air bien fier cet amiral au milieu de tous ces cercueils!

Comment se fait-il que ce chef ne soit pas mort au milieu de ses soldats???

A part ça les algériens confirment leur racisme et leur fanatisme ridicule et criminel en cassant toutes ces tombes.

C'est HONTEUX ET LACHE


No No No No No No No No No No
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Larissah



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Date d'inscription : 18/10/2009

MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Lun 19 Avr - 7:53

...

.........C'est encore moi !!!!
Cette histoire sur Kébir m'a tellement touchée que j'ai oublié de dire que les tableaux sur la mer trouvés par Mme Pauline sont magnifiques et que le marin qui les a peint était un très grand peintre comme on n'en voit plus.

sunny sunny sunny
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SantoniA



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Mar 20 Avr - 6:52

Larissah, Merci pour vos commentaires.

Monsieur Albaroc flower


J'ai essayé de faire un concentré des évènements pour ceux qui ne savent pas, et cela me permet d'approfondir mes connaissances.







Aujourd'hui après la profanation de 2005, voilà ce qu'est devenu le cimetière, on a mis des cubes à la place des croix parce que leurs vues offensaient les islamistes du coin.






Citation :
"Le souvenir de ces morts dérange tout le monde parce que l'évènement échappe à la logique.
Il est à part des tragédies de la guerre.
Personne n'a intérêt à ce que l'on en parle trop"
Amiral Marcel Gensoul



http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=3nzZGy8JuIU

Mers El-Kébir… le "Grand Port", mot composé arabe, évoque la mer, que ce lieu géographique essaie d’étreindre dans la tenaille, largement ouverte de sa rade, et l’installation portuaire que la France de la seconde moitié du XX° siècle y a créé…

Tour à tour, port de pirates, centre de transit commercial et base navale, elle a offert une physionomie différente à chaque nouveau contact de populations, à travers les vicissitudes d’une histoire bi millénaire. Ce mouillage est à 200 kilomètres des ports ibériques de Carthagène et d’Alméria, du port rifain de Mélilla, à une distance à peu près double du Détroit de Gibraltar, passage obligatoire de la Méditerranée à l’Atlantique ou du Moyen Orient à l’Occident européen.

Mieux abrité que Gibraltar, le port possède une des rades les plus belles et les plus sûres de l’Algérie. Le site profite enfin de la proximité de l’agglomération urbaine d’Oran, créée au début du X° siècle.

Le but de la base navale est, non seulement de compléter la défense des côtes algériennes, de maintenir l’intégrité du territoire français, mais aussi d’assurer la liberté des communications et d’organiser notre présence dans la Méditerranée occidentale, en cas de conflit, face à une Italie hostile (en 1939) et à une Espagne d’une neutralité bienveillante envers les pays de l’Axe Berlin-Rome.

L’armistice franco-allemand du 18 juin 1940 consacre l’échec de nos armées sur terre ; notre flotte est libre. Ni l’amiral Darlan, ni le général Weygand n’ont l’intention " …de livrer à l’ennemi une unité quelconque de notre flotte de guerre". Les Anglais, de leur côté, désirent que notre flotte, riche en unités lourdes et légères, se rende dans leurs ports. Elle aurait pu le faire, le 16 juin 1940, mais personne ne lui en donne l’ordre et la Marine reçoit l’assurance, "qu’en aucun cas, la flotte ne serait livrée intacte", mais qu’elle se repliera probablement en Afrique ou sera coulée précise l’Amiral Darlan. Hitler ne demande pas livraison de notre flotte, pas plus que de nos colonies, sachant qu’il n’est pas dans nos intentions d’accepter de telles exigences.

Vers 7 heures du matin, un torpilleur anglais, le Foxhound, se présente devant Mers El-Kébir. Un premier message annonce qu’il a à son bord un officier britannique, chargé d’apporter au commandant en chef de la flotte de l’Atlantique une communication de la plus haute importance. Mais une véritable force navale l’accompagne : le Hood, bâtiment de 42000 tonnes, le plus grand cuirassé du monde, armé de pièces de 380 ; le Vaillant, la Résolution, armés également de pièces de 380, l’Ark-Royal, le plus rapide des porte-avions anglais, tous escortés de bâtiments légers et de torpilleurs.

Sur les bâtiments français, l’arrivée inattendue de cette imposante armada provoque de l’étonnement, qui sera bientôt de la stupeur. Un officier d’état-major français est envoyé par l’amiral Gensoul à la rencontre de l’officier britannique, le commandant Holland. Celui-ci est porteur d’un document qu’on peut résumer ainsi :

"La flotte de l’Atlantique est invitée à rallier la flotte britannique, ou à défaut, un port de l’Amérique, avec équipages réduits. En cas de refus de cette offre, elle devra se saborder, sinon, par ordre du gouvernement de Sa Majesté, la flotte britannique usera de la force."

L’amiral Gensoul réitéra au parlementaire britannique que les craintes de voir les bâtiments français tomber aux mains des allemands et des Italiens étaient injustifiées : "La marine française n’a pas l’habitude de manquer à sa parole !", s’exclama-t-il.

Plus tard, il affirmera qu’il ne pouvait accepter "un ultimatum se terminant par : "ou vous coulez vos bateaux ou je vous coule. C’est exactement : la bourse ou la vie… quelquefois, on donne sa bourse pour sauver sa vie. Dans la Marine, nous n’avons pas cette habitude-là". Servitude et grandeur militaires !

De religion Protestante comme les Anglais, il ne pensait pas qu'ils pourraient faire cela...pourtant le commandant de la flotte anglaise signalait : "Si les propositions britanniques ne sont pas acceptées, il faut que je coule vos bâtiments."


En effet, le 3 juillet 1940, vers 10h, l’Amiral anglais Somerville adresse un ultimatum aux unités de la flotte française : "Coulez vos bâtiments de guerre dans un délai de 6 heures, ou nous vous y contraindrons par la force."

Après un conseil tenu par l’Amiral Jarry, commandant la Marine à Oran, le général de Saint-Maurice et le Préfet Boujard, celui-ci informe la population, par un communiqué affiché à 13h30, "qu’une alerte réelle pourrait avoir lieu l’après-midi, l’invite à se réfugier dans les abris, tranchées, etc…, renvoie les élèves dans leur famille". Les consulats anglais du département sont gardés et surveillés, pour parer à toute manifestation. Les services de défense passive, l’hôpital, les services sanitaires, la Croix-Rouge et la police sont alertés. La dispersion des habitants de Mers El-Kébir est décidée, seul le Maire, les conseillers municipaux, les fonctionnaires et ouvriers de la Centrale et des travaux portuaires restent à leur poste.

Dès 14h, heure approximative de l’expiration de l’ultimatum, les avions de l’Ark Royal volant sur l’eau déposent des mines magnétiques, à l’entrée du port et de la rade de Mers El-Kébir. L’escadre française est pratiquement bloquée (Churchill l’a reconnu). L’Amiral Gensoul cherche à gagner du temps pour permettre aux batteries côtières, aux avions de la Sénia (aéroport situé à la périphérie d’Oran), aux unités de la Flotte, de se réarmer pour le combat et aussi de laisser à nos alliés d’hier le temps de réfléchir à la portée de leur ultimatum. L’amiral anglais répond à une demande de cesser le feu qu’il ne l’arrêterait "que quand toute la flotte française sera coulée".

A 16h56, la flotte anglaise commence le feu. Abritée derrière l’éperon rocheux du fort de Mers El-Kébir, elle tire à cadence accélérée sur nos bâtiments qui cherchent à sortir de la rade. Les consignes s’exécutent partout avec ordre, à Oran comme à Kébir. Après 12 ou 15 minutes de « tir au gîte », les batteries côtières du Santon et de Canastel répondent au feu des Anglais ; le Strasbourg sort des passes. Le bilan s’établit ainsi : le croiseur Bretagne, atteint, explose, coule en sept minutes et disparaît sous l’eau : 150 hommes seulement sur 1300 fuient la mort, soit à la nage, soit en chaloupes. Le croiseur Dunkerque, n’ayant pu prendre la mer, à cause d’une avarie à son gouvernail, reçoit un obus qui tue 150 marins, plus de 100 mécaniciens et chauffeurs, 2 ingénieurs… Le bâtiment est hors de combat. Le croiseur Provence, touché, peut par ses propres moyens, aller s’échouer sur la côte de kébir : il y a 4 morts. Le contre-torpilleur Mogador X61, incendié par l’arrière, s’échoue et compte 14 morts. Le Rigaut de Genouilli est atteint, seul le Commandant Teste, non cuirassé, amarré à la jetée en construction, est intact. Le Strasbourg fonce vers la haute mer, part vers Alger, puis Toulon.

Et partout ces mêmes visions apocalyptiques ; parmi les carcasses d’acier éventrées, calcinées, retentissaient les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d’une fumée âcre et d’un mazout noirâtre qui étouffe leurs dernières plaintes.




Voilà deux témoignages poignants

Like a Star @ heaven "Je suis le fils aîné de Jean- François FLOC’H du Kernic en PLOUNEVEZ-LOCHRIST (Nord Finistère) .
Mon père (quartier-maître canonnier) était à bord du Cuirassé BRETAGNE au moment de l’attaque anglaise : il en réchappa de justesse car il était sur la passerelle de commandement et il réussit à plonger , blessé à la cuisse il attendra les secours plus de 2 heures dans l’eau .
Il m’a parlé seulement 2 fois de ce drame et avec tant de "douleur en lui" que je l’ai ressenti et je m’en souviendrais toujours : survivre à cela est terrible quand on a entendu ses copains du pays, appeler leur mère sachant qu’ils allaient mourir coincés , et qu’ensuite mon père a rendu visite à chacune de leurs familles !

J’en resterais là avec mon témoignage … car mon père vécut ensuite le Sabordage de la Flotte en 42 … et il fut blessé en Août 44 à la Libération de la Bretagne .
Il est décédé à l’âge de 49 ans , en 1969"


Like a Star @ heaven Mon père simple marin sur le Dunkerque fut un "rescapé" de cet enfer dont il ne parlait pratiquement jamais …. sauf pour citer des sanglots dans la voix les noms de ses camarades qui se jetaient dans la mer en feu pour échapper aux bombes . Le seul point positif de cet évènement : mon père à épousé la fille des Oranais qui l’ont recueillis ! Merci encore de perpétuer la mémoire de ces héros malgré eux .

Aussitôt les secours s’organisent. Le Maire de Mers El-Kébir, M. Boluix-Basset, les pêcheurs, gendarmes, pompiers, marins rescapés et la population aident au sauvetage des hommes des bâtiments atteints, jetés à l’eau valides ou blessés. Une chapelle ardente est installée dans la salle du cinéma de Kébir. Les obsèques des marins ont lieu le 5 juillet, au cimetière de Mers El-Kébir, en présence du Maire, du Préfet et de l’Amiral Gensoul qui s’adressera une dernière fois à ses hommes en ces termes : "Vous aviez promis d’obéir à vos chefs, pour tout ce qu’ils vous commanderaient pour l’Honneur du Pavillon et la grandeur des armes de la France. Si, aujourd’hui, il y a une tache sur un pavillon, ce n’est certainement pas sur le nôtre."



Comme dit Larissah, il était où l'amiral Gensoul? A l'abri comme tous les chefs qui font faire la guerre aux autres. Il peut avoir de l'honneur avec la peau des innocents. Je pense qu'il n'a pas été à la hauteur, mais de toutes façons, il s'est retrouvé seul, car il y avait quand même débandade partout autour du monde avec toutes les flottes..... Nous en connaissons un autre cheers qui a défilé sur les Champs... alors qu'il n'a pris la peine que de tenir un micro............



Les attaques de la marine britannique sont sévèrement jugées et commentées, dans les milieux militaires et civils, surtout dans le monde musulman et dans le centre de Mers El-Kébir, où les marins jouissent, de tout temps, d’une très vive sympathie. Le Consul d’Espagne présente au Préfet "ses plus sincères condoléances pour le deuil qu’éprouve la Marine française", qui perd plus de 1600 des siens. Une partie d’entre eux repose, aujourd’hui, dans le petit cimetière de Mers El-Kébir. Churchill lui-même est obligé de reconnaître, dès le 4 juillet que… "en dépit de l’étrangeté de la cause qu’ils défendaient, les navires français ont fait preuve d’un courage et d’un héroïsme, dignes des traditions de la Marine française".

Aujourd’hui encore, le souvenir de cette lâche agression britannique contre une flotte au mouillage et désarmée demeure vivace dans la Marine. Quand aux survivants de cette tragédie qui défilèrent devant les cercueils de leurs camarades, ils ont conservé depuis, ce visage dur des hommes qui n’oublient pas.


Citation :
"En ce qui concerne les responsabilités, elles sont flagrantes et irrécusables. Elles se limitent à deux hommes à l’éthique dévoyée : Paul Raynaud, dont la suffisance et la légèreté livrèrent une France ligotée à son alliée la Grande Bretagne, Churchill, dont le manque total de scrupules et d’humanisme illustra le vieux dicton suivant lequel la fin justifie les moyens.

En ce qui concerne les conséquences elles sont incalculables. En France elles vont réveiller à juste titre une anglophobie latente, mais aussi regrouper autour de Pétain une opinion publique désemparée et faciliter dans les jours qui vont suivre la bascule que prépare Laval vers les pleins pouvoirs. Elles seront pain béni pour la propagande allemande et le camp de la collaboration.

Elles vont porter un coup décisif à la dynamique à l’appel du 18 juin, de la résistance, du ralliement de l’Empire et des grands chefs militaires ,car de Gaulle va en quelque sorte justifier Catapulte en déclarant le 8 juillet : "...en vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement de Bordeaux avait consenti à livrer les navires à la discrétion de l’ennemi. Il n’y a pas le moindre doute qu’en principe et par nécessité l’ennemi les aurait employés soit contre l’Angleterre, soit contre notre propre Empire. Eh ! Bien, je le dis sans ambages, il vaut mieux qu’ils aient été détruits.
Ni les faits, ni l’histoire ne lui donneront raison sur ce point."
Général René MASCARO.





Citation :
"J’ai rencontré ce cher vieux Knight-Adkin et je l’ai persuadé de venir à bord pour dîner. J’ai eu ensuite une longue conversation avec lui sur Oran et sur mes sentiments à ce sujet. Il a été très sympathique et compréhensif. Sa thèse est que nous sommes revenus aux jours de l’Ancien Testament et que pour que les bons survivent et que les méchants soient punis, il faut que les innocents souffrent. Il a peut-être raison, mais je trouve cela dur à admettre — surtout quand je suis l’instrument choisi pour infliger la souffrance."
Amiral Somerville
12 juillet 1940




Vous verrez vers la fin, des pieds noirs qui évacuent leurs maisons qui ont reçu des obus anglais.
http://www.youtube.com/watch?v=fagrgeaopS4&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=eCRCDkm4M1A



http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=xSUwnMkO3rI




3 juillet 1990
Une cérémonie d’hommage aux morts de Mers el-Kébir se déroule dans le cimetière militaire de Brookwood, sous la présidence du First Sea Lord, l’Amiral Sir Julian Oswald. Une bénédiction est dite par deux aumôniers de la Royal Navy, un anglican et un catholique, qui récitent des prières en français et en anglais, dont la célèbre prière de Jeanne d’Arc. Clin d’œil de l’histoire, l’organisateur de la cérémonie est le Commander Dudley Pound, petit-fils du First Sea Lord de 1940. Aucune cérémonie officielle n’a lieu en France, où la seule commémoration du cinquantième anniversaire du drame est le fait de l’Association des Anciens de Mers el-Kébir. Le seul officier français à avoir pris part officiellement à une cérémonie est l’attaché naval français en Grande-Bretagne, présent à Brookwood. L’émission d’un timbre commémoratif a été refusée.

Il y a là tout de même un paradoxe, qui a blessé les survivants et descendants du drame. Près de 1 300 marins sont morts pour la France à Mers el-Kébir. Aucun fait de collaboration ne peut leur être reproché, le drame est survenu alors que la Troisième République n’avait pas encore été remplacée par l’Etat français. Les Britanniques eux-mêmes ne cherchent même pas de telles excuses. La Royal Navy, depuis l’amiral Mountbatten, a déploré à de multiples reprises, sans aucune ambiguïté, cette tragédie. Même un historien peu suspect de sympathies pour les Français comme Arthur Marder reconnaît que cet épisode ne figure pas parmi les pages de gloire de la Royal Navy.


Messieurs les Anglais merci, les politiciens Français sont toujours en retard de trois guerres.... et de mille commémorations..... ce qui n'est pas à leur honneur. Honneur vous avez dit Honneur, non décidément ils n'en ont pas, car non seulement, ils ne veulent pas rapatrier les ossements de ces marins en France où ils seraient accueillis avec tous les honneurs en Bretagne, et reposeraient sur leur terre, mais en plus ces veules politiciens (Chirac et MAM) ont accepté de remplacer les croix blanches par des cubes pour satisfaire aux exigences immondes des islamistes.



Pauline


Dernière édition par SantoniA le Mar 4 Mai - 5:19, édité 1 fois
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Albaroc



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Mar 20 Avr - 8:33

queen queen queen



FELICITATIONS POUR CE TRAVAIL DE MEMOIRE EXTRAORDINAIREMENT DOCUMENTE.

...VOTRE FOI, VOTRE COMPETENCE ET VOTRE MATURITE INTELLECTUELLE AU SERVICE DU SOUVENIR ET DE LA VERITE !...

COMME JE L'AI DEJA SOULIGNE : VOUS ÊTES UNE PERSONNE RARE ET PRECIEUSE POUR CE FORUM ET POUR L'HISTOIRE .


Merci Pauline

flower I love you I love you flower
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SantoniA



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MessageSujet: Re: LES PEINTRES DE MARINE   Ven 23 Avr - 4:11

flower


Extrait du livre de Jean PIAT et Patrick WAJSMAN
"Vous n'aurez pas le dernier mot"

"Pendant la dernière guerre, en Grande-Bretagne, le général De Gaulle voit s'avancer vers lui Churchill vêtu comme un dandy :
- Mais c'est le carnaval de Londres ! s'exclama De Gaulle
- Mon cher, répond Churchill, tout le monde ne peut pas s'habiller en SOLDAT INCONNU !"

Editeur Albin Michel
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