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 ORAN et les femmes

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Albaroc



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MessageSujet: ORAN et les femmes   Ven 18 Juin - 6:46

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Texte de Djemila Benhabib,
lu devant les sénateurs du Palais du Luxembourg, à Paris 13 novembre 2009.

Mesdames les sénatrices, Mesdames les présidentes,
Mesdames et messieurs les dignitaires,

Voilà encore quelques années, je n’aurais jamais imaginé que ma vie de femme, que ma vie de militante serait si intimement liée au féminisme et à la laïcité.
Je ne suis pas devenue laïque en m’abreuvant de Spinoza, d’Ibn Al-Arabi, de Descartes, de Ibn Khaldoun, ou de Voltaire, mon maître. J’aurais pu tourner mon regard ailleurs pour me perdre dans cette enfance si heureuse que j’ai eue dans une famille généreuse, cultivée, ouverte sur le monde et sur les autres, profondément engagée pour la démocratie et la justice sociale. J’aurais pu m’égarer dans la beauté de cette ville qu’est Oran où il faisait si bon vivre au bord de la mer. J’aurais pu ne rien voir, ne rien entendre des brimades, du mépris, des humiliations et des violences qu’on déversait sur les femmes. J’ai choisi de voir et d’écouter d’abord avec mes yeux et mes oreilles d’enfant. Plus tard, j’ai choisi de dire les aspirations de toutes ces femmes qui ont marqué ma vie pour que plus jamais, plus aucune femme dans le monde, n’ait honte d’être femme. Pour vous
dire vrai, à l’enfance et surtout à l’adolescence, je n’ai jamais rêvé de mariage, de prince charmant, de robe longue, de grande maison, d’enfants et de famille.
Les quelques mariages auxquels j’avais assisté, en Algérie, me faisaient sentir que la femme était un objet bien plus qu’un sujet. Inutile de vous préciser que ma
perspective était ultra minoritaire, car les femmes sont formatées à devenir des épouses puis des mères dès l’enfance. Je devais avoir, quoi, cinq, six, peut-être sept ans tout au plus, lorsqu’on me somma de rejoindre ma grand-mère dans la cuisine, car ma place naturelle était à mi-distance entre les fourneaux et la buanderie, de façon à pouvoir faire éclater mes talents de cuisinière et de ménagère le moment venu.

En 1984, l’Algérie adopte un code de la famille inspiré de la charia islamique. J’ai 12 ans à cette époque. Brièvement, ce code exige de l’épouse d’obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l’époux de corriger sa femme et en matière d’héritage comme
de témoignage, l’inégalité est érigée en système puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d’un homme tout comme les parts d’héritage.

Pour ce qui est de la laïcité, j’ai compris sa nécessité lorsque, au tout début des années 1990, le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux mon pays l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens. Aujourd’hui, on est forcé de constater que les choses n’ont pas tellement changé. Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l’islam en l’occurrence et de son instrumentalisation. Pour refuser un mariage arrangé, le port du voile islamique ou encore pour avoir demandé le divorce, porté un pantalon, conduit une voiture et même avoir franchi le seuil de la porte sans la permission du mâle, des femmes, tant de femmes subissent la barbarie dans leur chair... Je pense en particulier à nos soeurs iraniennes qui ont défilé dans les rues de Téhéran pour faire trembler l’un des pires dictateurs au monde : Ahmadinejad.
Je pense à Neda, cette jeune Iranienne assassinée à l’âge de 26 ans. Nous avons tous vu cette image de Neda gisant sur le sol, le sang dégoulinant de sa bouche. Je pense à Nojoud Ali, cette petite Yéménite de 10 ans, qui a été mariée de force à un homme qui a trois fois son âge et qui s’est battue pour obtenir le droit de divorcer, et qui l’a obtenu. Je pense à Loubna Al-Hussein qui a fait trembler le gouvernement de Khartoum l’été dernier à cause de sa tenue vestimentaire. La pire condition féminine dans le globe, c’est celle que vivent les femmes dans les pays musulmans. C’est un fait et nous devons le reconnaître. C’est cela notre première solidarité à l’égard de toutes celles qui défient les pires régimes tyranniques au monde. Qui oserait dire le contraire ? Qui oserait prétendre l’inverse ? Les islamistes et leurs complices ?
Il y a aussi ce courant de pensée relativiste qui prétend qu’au nom des cultures et des traditions nous devons accepter la régression, qui confine l’autre dans un statut de victime perpétuelle et nous culpabilise pour nos choix de société en nous traitant de racistes et d’islamophobes lorsque nous défendons l’égalité des sexes et la laïcité.
C’est cette même gauche qui ouvre les bras à Tarik Ramadan pour se pavaner de ville en ville, de plateau de TV en plateau de TV et cracher sur les valeurs de la République. Sachez qu’il n’y a rien dans ma culture qui me destine à être éclipsée sous un linceul, emblème ostentatoire de différence. Rien qui me prédétermine à accepter le triomphe de l’idiot, du sot et du lâche, surtout si on érige le médiocre en juge. Rien qui prépare mon sexe à être charcuté sans que ma chair en suffoque. Rien qui me prédestine à apprivoiser le fouet ou l’aiguillon. Rien qui me voue à répudier la beauté et le plaisir. Rien qui me prédispose à recevoir la froideur de la lame rouillée sur ma gorge. Et si c’était le cas, je renierais sans remords ni regret le ventre de ma mère, la caresse de mon père et le soleil qui m’a vu grandir. L’islamisme n’est pas l’expression d’une spécificité culturelle, comme on prétend ça et là. C’est une affaire politique, une menace collective qui s’attaque au fondement même de la démocratie en faisant la promotion d’une idéologie violente, sexiste, misogyne, raciste et homophobe. Nous avons vu de quelle façon les mouvements islamistes, avec la complicité, la lâcheté et le soutien de certains courants de gauche cautionnent la régression profonde qui s’est installée au coeur même de nos villes. Au Canada, nous avons tout de même failli avoir les tribunaux islamiques. En Grande-Bretagne c’est déjà la norme dans plusieurs communautés. D’un bout à l’autre de la planète, le port du voile islamique se répand et se banalise, il devient même une alternative acceptable aux yeux de certains car c’est tout de même mieux que la burqa ! Que dire de la démission des démocraties occidentales sur des enjeux primordiaux à la base du vivre ensemble et de la citoyenneté tels que la défense de l’école publique, des services publics et de la neutralité de l’État ? Que dire des reculs en matière d’accessibilité à l’avortement ici même en France ?
Il est toujours possible de faire avancer les sociétés grâce à notre courage, notre détermination et à notre audace. Les chemins de la liberté sont toujours des
chemins escarpés. Ce sont les seuls chemins de l’émancipation humaine, je n’en connais pas d’autres. Cette merveilleuse page d’histoire, de NOTRE histoire,
nous enseigne que subir n’est pas se soumettre. Car par-delà les injustices et les humiliations, il y a aussi les résistances. Résister, c’est se donner le droit de choisir sa destinée. C’est cela pour moi le féminisme. Une destinée non pas individuelle, mais collective pour la dignité de TOUTES les femmes. C’est ainsi que j’ai donné un sens à ma vie en liant mon destin de femme à tous ceux qui rêvent
d’égalité et de laïcité comme fondement même de la démocratie. L’histoire regorge d’exemples de religions qui débordent de la sphère privée pour
envahir la sphère publique et devenir la loi. Dans ce contexte, les femmes sont les premières perdantes. La vie, dans ses multiples dimensions, devient soudainement sclérosée lorsque la loi de Dieu se mêle à la loi des hommes pour organiser les moindres faits et gestes de tous. Il n’y a plus de place pour les avancées scientifiques, la littérature, le théâtre, la musique, la danse, la peinture, le cinéma, bref la vie tout simplement. Seuls la régression et les interdits se multiplient. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai une aversion profonde à l’égard des intégrismes quels qu’ils soient, car je suis une amoureuse de la vie. Rappelez-vous une chose : lorsque la religion régit la vie de la cité, nous ne sommes plus dans l’espace du possible, nous ne sommes plus dans le référentiel des doutes, nous ne sommes plus dans le repère de la Raison et de la rationalité si chères aux lumières.
Séparer l’espace public de l’espace privé en réaffirmant la neutralité de l’État me semble indispensable, car seule la laïcité permet de se doter d’un espace
commun, appelons-le un référentiel citoyen, loin de toutes croyances et de toutes les incroyances, pour prendre en main la destinée de la cité. Avant de conclure, permettez-moi de partager avec vous une lettre destinée à l’un de vos élus.
Monsieur Gérin,
C’est à vous que je m’adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j’ai connu le 25 mars 1994 alors que j’habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j’ai marché la tête nue ainsi que des millions d’autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les
sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi. Depuis ce jour-là, j’ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa, niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd’hui vous êtes à la tête d’une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France. En mars dernier, je publiais au Québec, un livre intitulé
« Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes ». Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu’est devenue ma vie en termes
d’engagements politiques en écrivant ceci : « J’ai vécu les prémisses d’une dictature islamiste. C’était au début des années 1990. Je n’avais pas encore 18 ans. J’étais coupable d’être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force
des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps car je ne peux me résoudre à voir l’islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans
le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves. Il fut un temps où on s’interrogeait en France sur le port du voile islamique à l’école. Aujourd’hui, il est question de voile intégral. Au lieu d’élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, peut-être c’est la polygamie qui sera à l’ordre du jour. Ne riez pas. Cela s’est produit au Canada et il a fallu que les cours (de justice) s’en mêlent. Car après tout la culture à bon dos lorsqu’il s’agit d’opprimer les femmes. Ironie du sort, j’ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C’est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film « La Journée de la jupe ». Alors
que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la République française, le voile est devenu la norme. Que se passe-t-il ?
La france est-elle devenue malade ?
Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l’identité collective musulmane ». Or, il n’en est rien. Il est l’emblème de l’intégrisme musulman partout dans le monde. S’il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l’avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l’on ne s’y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité. Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j’essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j’ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu’à mon entrée au lycée, c’est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l’école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, ni surtout parmi les élèves. Voilà 12 ans que j’habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Qu’elle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C’est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa. Pour notre part au Québec, on se souvient qu’en 1961, pour la première fois dans l’histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l’Assemblée législative lors d’une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l’Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C’est le scandale. Un journal titre : « Une femme nue-tête à l’Assemblée législative ! » Elle résiste et obtient gain de cause. Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu’ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d’hommes épris de liberté et de justice. J’ose espérer, Monsieur Gérin, que la commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.

Djemila Benhabib



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SantoniA

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MessageSujet: Re: ORAN et les femmes   Mar 29 Juin - 5:48

cheers


Citation :
Albaroc : ORAN et les femmes Ven 18 Juin - 13:46
Texte de Djemila Benhabib,
lu devant les sénateurs du Palais du Luxembourg, à Paris 13 novembre 2009.
Cette femme est courageuse, mais elle ne se doute pas en parlant devant les sénateurs

- qu'un tiers l'a écoutée mais n'a rien entendu
- un tiers l'a entendue mais dormait
- le dernier tiers a très bien compris mais préfère regarder ailleurs.
D'ailleurs, ils ne pensent qu'à leur ré-élection et sont prêts à vendre le pays pour garder leurs privilèges -mot adapté dans leur cas- Un nouvel exemple, le 1er ministre qui inaugure une mosquée, en coupant le ruban bleu-blanc-rouge de la nouvelle caserne-mosquée au coté d’une fillette de 7 ou 8 ans avec hidjab (ou robe de mariée ?)



Citation :
Djemila Benhabib : Pour ce qui est de la laïcité, j’ai compris sa nécessité lorsque, au tout début des années 1990, le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux mon pays l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens. Aujourd’hui, on est forcé de constater que les choses n’ont pas tellement changé. Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l’islam en l’occurrence et de son instrumentalisation.


Mais elles sont OU ? les révolutionnaires de la guerre d'Algérie, leur silence est assourdissant, d'ailleurs elles ont même le culot -pour beaucoup- de vivre en FRANCE !!!!

Lorsque le pouvoir algérien, issu en droite ligne du terrorisme FLN, poursuit son éternelle politique de haine anti-française, la seule qu'elle ait jamais eu à proposer à son peuple depuis 1962, en déposant une graine de plus dans le champ des rancoeurs partisanes, une ancienne égérie et pasionnaria de ladite lutte FLN ne trouve pas choquant d'aller soigner ses pathologies outre-Méditerranée, c'est-à-dire chez les anciens colons. C'est-à-dire chez nous.

A la décharge de Mme Bouhired, il faut se souvenir qu'Abdelaziz Bouteflika, Président de l'Algérie et contempteur courageux du "génocide" perpétré par la France contre son peuple, avait de même assez apprécié, semble-t-il, les services hospitaliers du colonisateur tant honni...

Une âme un rien persifleuse pourrait s'étonner de ce que la République Algérienne, forte du dynamisme engendré par son accession tant espérée à l'indépendance au début des années 1960, se soit trouvée incapable, en presque cinquante ans, de produire un système hospitalier digne de ce nom... En tout cas, au moins, digne de ses chefs...


Qui est Djamila Bouhired ? Berbère née en 1935, passée très jeune au FLN, elle est la secrètaire de Yacef Saadi, l'un des chefs historiques du mouvement indépendantiste. Elle est aussi membre du fameux "Réseau bombes" de l'organisation qui avait pour but le terrorisme par les explosifs. Le 30 septembre 1956, jour même de l'attentat du Milk-Bar, elle dépose une bombe dans le hall de l'immeuble Maurétania qui ne fonctionne pas. C'est elle qui recrute Djamila Bouazza qui, quelques mois plus tard, au début de la Bataille d'Alger, pose une machine infernale au café du Coq Hardi (26 janvier 1957).

Au moment où l'état français ne trouve rien d'anormal à ce qu'une ancienne terroriste vienne bénéficier du système de santé d'un pays qu'elle avait combattu naguère de la manière la plus lâche, il semble opportun et nécessaire de mettre en lumière une affaire jusqu'ici passée sous silence par tous les médias français : l'affaire Djamila Amrane-Minne.

De quoi s'agit-il ? d'une nouvelle forfaiture d'état, d'un déshonneur français. Mais qui est Djamila Amrane-Minne ?

Née en 1939 en métropole, Danielle Minne, de son nom de jeune fille, arrive avec sa famille en Algérie en 1948 et devient, à l'âge de 17 ans, elle aussi, membre du "réseau bombes" de Yacef Saadi. A cette époque, fin 1956, début 1957 (début de la Bataille d'Alger), le FLN, dont la politique terroriste est librement affirmée et revendiquée, cherche des jeunes femmes à l'allure innocente pour distraire l'attention de la police et poser des bombes dans les lieux publics. Danielle Minne, qui prend le pseudonyme de "Djamila", est l'une d'entre elles.

Dans l'après-midi du 26 janvier 1957, la jeune femme entre au bar Otomatic, à Alger, et va déposer un engin explosif dans les toilettes. Elle ressort. Quelques minutes plus tard, la bombe explose, suivie de deux autres détonations à la Cafétéria du Milk-Bar (déjà touchée quelques mois plus tôt) et au café du Coq-Hardi. Bilan : 4 femmes tuées, une soixantaine de blessés (plusieurs amputés), dont de nombreux enfants. Un élément de plus dans la lutte de terrorisme aveugle à laquelle se livre le Front de Libération National, presque unanimement considéré aujourd'hui, en France comme (évidemment) en Algérie, comme un mouvement de combat pour la liberté, une sorte de Résistance luttant contre l'hydre fasciste incarnée par la présence française en Afrique du Nord. Danielle Minne, ayant rejoint les maquis FLN, est vite arrêtée. Jetée en prison, elle en ressort à l'époque de l'indépendance.

Danielle Minne, devenue après mariage, Djamila Amrane-Minne, a pu, sans jamais être inquiétée, sans jamais qu'un obstacle vienne se mettre sur son chemin, devenir universitaire en France et suivre, dans le pays même qu'elle avait trahi, une carrière parfaitement honorable à l'ombre du statut avantageux de fonctionnaire de l'enseignement supérieur.

Oui, une porteuse de valise du FLN, pire, une poseuse de bombes, une terroriste revendiquée, est devenue, avec la bénédiction passive et le soutien actif de l'Etat et de ses institutions, Maître de Conférences à l'Université du Mirail, à Toulouse.

En 2002, elle est même nommée Professeur des Universités, plus haut grade de la hiérarchie, par un décret signé de Jacques Chirac, Président de la République ! Pendant des années, cette femme a enseigné l'histoire de la décolonisation (cheers), publiant articles et ouvrages sur la question, avec une prédilection particulière, nous indique sa bibliographie, pour le sort des femmes sous la colonisation française scratch, elle qui, lors des attentats de janvier 1957, avait froidement contribué à en tuer quatre, et à en blesser plus d'une vingtaine !

Membre du Groupement de Recherches en Histoire Immédiate (GRHI), son statut l'autorisait à siéger en jurys de thèse universitaire, et à encadrer de jeunes chercheurs. Vous avez compris pourquoi, tous les historiens agréés par les hommes politiques et les médias sont formatés F.L.N.....


Que l'Algérie, pays dévasté par un demi-siècle de dictature et de guerre civile, honore les Français qui se sont joints au terrorisme FLN, c'est une chose. Mais que la France ait pour une terroriste patentée la sollicitude et les égards qu'elle a toujours refusés aux Pieds-Noirs et aux Harkis, sacrifiés pour raison d'état, c'est à la fois une honte, et un crime.
Une honte qui entache le blason déjà marqué de notre histoire nationale.
Un crime à l'égard du peuple français et de ceux, nés sur les deux rives de la Méditerranée, qu'ils soient de souche européenne ou nord-africaine, chrétiens ou musulmans, qui ont vécu et sont morts pour la justice et l'honneur de notre pays.


Dès 1963, Djamila Amrane-Minne publie des textes inspirés de sa lutte révolutionnaire. Une autre poétesse, américaine, celle-là, et aux mains non entachées du sang des siens, a écrit : "Pécher par le silence quand nous devons protester transforme les hommes en lâches". (Ella Wheeler Wilcox. 1850-1919)

Aussi, je proteste pour mieux montrer à tous l'odieux visage que sait si bien adopter la lâcheté de l'état français quand il vient à s’abaisser dans la plus indigne des forfaitures Exclamation

Et je vous parlerai pas de celle qui a été nommée à l'académie française, et qui dans son discours d'intronisation vomit sur mon pays, sous les applaudissements des vieux caducs endimanchés !!!

Citation :
Voilà 12 ans que j’habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Qu’elle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C’est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.


LA FRANCE A OUBLIE MAIS JE ME SOUVIENS ET JE DANSE https://www.youtube.com/watch?v=RXmhzjTrIZ0&feature=related




Aïe, j'ai mal au dos, je crois que je vais me reconvertir en historienne mais je n'aurais aucun succès car je suis politiquement incorrecte et la bien-pensance au pouvoir me boycotterait.





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MessageSujet: Re: ORAN et les femmes   Lun 4 Oct - 6:51

flower


Citation :
Les femmes d'Oran et les autres ont manifesté à Marseille devant le cinéma qui projetait le film "Hors la loi" de Bouchareb, car ce film est un film haineux envers la France et de plus avec l'argent du con-tribuable Français !!!

Exemples :

- Le vrai message de "Hors-la-Loi" est dans les tirades du leader FLN qui s’appelle Abdelkader dans le film, comme symbole de la résistance à la colonisation Française : peuple des cités, vous êtes ici chez vous. C’est votre loi qui doit être appliquée, et pas celle de la France. Avec l’aide de Dieu et la veulerie des Français, nous serons vainqueurs ! "

- Tout au long du film la mère des 3 garçons rappelle sans cesse en arabe que Dieu armera le bras de la vengeance. Ensuite elle justifie et pardonne au nom de Dieu le terrorisme meurtrier que ses fils pratiquent en France. Jusqu'à la fin du film le Dieu des musulmans soutient les principes de la révolution marxiste que le théoricien de la fratrie distille : "c’est sur la répression de Sétif, de Paris, de Nanterre et d'ailleurs que nous construisons notre image d'opprimés en droit de se révolter par la violence".

* jusqu'en haut des marches du Palais, ce film est une démarche de la propagande FLN. Ceux qui ont quelques souvenirs de faits vécus en juillet 62 savent que la musique qui accompagnait la montée des marches était celle que diffusaient les hauts parleurs des villes d'Algérie le 5 juillet 62 et les jours suivants pour célébrer la victoire du FLN dans la liesse populaire, mais aussi en laissant libre cours à l'hystérie collective criminelle d'Oran (des milliers de morts et disparus européens).
Cette montée des marches , véritable mascarade que l’équipe et acteurs du film ont effectuée en dansant sur les airs de victoire de juillet 62, s’est déroulée sous l'œil ravi des bobos-gauchos plus ignares que complices, fils indignes en 2010 des porteurs de valises qui ont soutenu et aidé le FLN, donc responsables de la mort de soldats français, et que R. Bouchareb glorifie sans pudeur dans son film.

R.Bouchareb a la double nationalité, alors : double jeu, double langage et pire encore double compromission, suivant ses intérêts financiers et l'endroit où il se trouve.






Voici la lettre ouverte qui a été adressée après ses injures aux manifestantes Oranaises et les autres de "Vieilles rombières" par MENNUCCI dans les débats sur FR3: le 1er octobre 2010

Citation :
lettre ouverte
à
Mr Patrick Mennucci
Vice Président du Conseil Régional
Provence-Alpes-Côte d’Azur

Dans votre intervention, lors de l’émission « La voix est libre » du 25 septembre dernier sur FR 3 Côte d’Azur, vous avez qualifié de «rombières » les femmes qui manifestaient lors de la projection avant première du film « Hors-la-Loi » au cinéma Pathé-Madeleine à Marseille.

Dans vos propos ces termes péjoratifs pouvaient correspondre sinon à des insultes ou pour le moins à des termes méprisants.

Avez-vous, un seul instant, pensé que ces « Rombières » étaient alors ces petites filles, sœurs ou amies de classe, de ces fillettes déchiquetées, estropiées, par les bombes déposées par les « combattants » algériens que vous semblez soutenir.

Avez-vous, un seul instant, imaginé que ces « Rombières » aient pu être ces jeunes filles, sœurs, amies, de ces jeunes filles, massacrées lors des manifestations de mars 62 à Alger.

Avez-vous, un seul instant, supposé que ces « Rombières » aient été ces jeunes femmes, sœurs, amies, de ces jeunes femmes abattues, enlevées, disparues, dans les mois et jours ayant précédé et suivi l’indépendance d’un pays que vous entendez soutenir.

Il est vrai que, dans vos milieux, les jeunes algériennes, poseuses de bombes, ayant actuellement le même âge que ces « Rombières », ont droit aux termes élogieux d’ « Héroïnes » et « filles de la révolution » et sont invitées sur nos plateaux de télévision.

Etre, ou ne pas être, de votre bord politique ne doit pas effacer le souvenir d’une enfance bouleversée, d’une jeunesse déchirée, dont les cicatrices physiques et morales sont toujours présentes dans la chair et l’âme des ces « Rombières », dont l’âge respectable ne doit que d’avoir échappé au « cercueil » et d’avoir, sous contrainte, choisi « la valise ».

Manifester, contre ce film de propagande, financé par leurs propres deniers d’imposition, était, dès lors, le devoir de ces « Rombières » dont vous foulez les souvenirs et que vous semblez mépriser.

Edile provençal, en outre, vous nous avez édifié sur vos notions historiques. Marseille a été libérée non par des Sénégalais, mais par les Algériens de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne. Division algérienne car de recrutement dans les Départements Français d’Algérie, Pieds-Noirs et Indigènes, tous Autochtones réunis.

Son emblème, Victoire de Cirta (Constantine), et 3 Croissants, bleu, blanc et rouge, symbolisant les trois départements, Alger, Oran, Constantine.

Pour votre information, notre Dame de la Garde a été libérée, par l’aspirant Ripoll, premier à y avoir hissé le drapeau français*.
Les « Rombières » dont vous vous gaussez, sont aussi, filles de ceux auxquels vous devez votre libération et à qui il serait honorable de présenter vos excuses lors des prochaines cérémonies commémoratives.

Un « Rombier » qui n’oublie rien et qui ne peut vous saluer.


Raphaël PASTOR










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MessageSujet: Re: ORAN et les femmes   Jeu 24 Mar - 6:21

sunny cheers sunny



Nous pensions avoir atteint les sommets de l’imposture historique avec le film "Hors la loi", nous nous trompions.

"Toujours plus haut, toujours plus loin" est la devise de cette gauche anti-française qui œuvre sournoisement au déshonneur de notre Armée et par-là même à l’avilissement de la France.

Caroline Huppert réalise un film sur "l’héroïne de la résistance algérienne" que fut Djamila Boupacha. Cette poseuse de bombe du FLN âgée de 21 ans, arrêtée le 10 février 1960 après avoir, en compagnie de Djamila Bouhired, posé une bombe au "Milk Bar" rue d’Isly en plein centre d’Alger.

Transférée en métropole afin d’y être jugée dans un environnement moins hostile, Djamila Boupacha sera condamnée à la peine de mort par le Tribunal de Caen (Calvados) le 28 juin 1961 sa culpabilité ne faisant aucun doute. Elle était défendue bien évidemment par l’avocate attitrée des assassins du FLN, Gisèle Halimi.


Comme elle avait du sang français sur les mains, immédiatement s’est constitué un comité de soutien sous le parrainage de la brochette habituelle des illustres communistes de service : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Louis Aragon, Elsa Triolet, Gabriel Marcel, Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion et j’en passe de moins illustres mais pas de moins méprisables.

Gardons en mémoire les paroles de Jacques Duclos (PC) :

"Le Parti Communiste doit concourir à la défaite de l’Armée Française partout où elle se bat".

Et celles de ce dégénéré qu’était Jean-Paul Sartre :

"Tuer un européen (en Algérie) c'est faire d'une pierre deux coups : supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé, reste un homme mort et un homme libre".

Djamila Boupacha n’a pas été exécutée, elle a été amnistiée lors des accords d’Évian quelques mois plus tard. Une parmi ses nombreuses victimes a eu moins de chance puisqu’elle s’en est tirée avec les deux jambes coupées.

Le colonel Bastien-Thiry, lui, qui n’avait pas de sang sur les mains a été fusillé.


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