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 NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !

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Dane



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MessageSujet: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Ven 11 Fév - 4:42

I love you I love you I love you



" Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue."
Stendhal




AVOIR ET ÊTRE


Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.


Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.



Auteur inconnu






.
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SantoniA

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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Sam 12 Fév - 4:49

cheers I love you cheers I love you cheers



Merci Dane, pour ce sublime texte … prendre un enfant par la main et lui montrer le chemin…

Il est difficile de conjuguer sa vie en utilisant avec égalité les deux auxiliaires, l'un ou l'autre prend souvent le dessus mais il ne faut pas que l'Avoir prenne l'ascendant pour ne pas avoir à regretter d'avoir délaissé l'Etre.

Ce texte a été écrit par le chantre de l’amour et des grands moments de la vie. La voix est posée, sereine dans le grave. "Je suis toujours là. C’est tout de même incroyable !" dit humblement Yves Duteil.



http://youtube.googleapis.com/v/Y6R3R9ELPkw


Yves Duteil trace sa route, balisée régulièrement par ses chansons où se conjuguent sa passion des mots et ses gammes légères.

La vulnérabilité le touche et il sait traduire ces moments clés de passages qui tissent un destin : une union, une naissance, une enfance, une adoption ou une disparition. Sans oublier la force de ses combats, contre la pauvreté, l’injustice et les coups du sort.

Vous allez apprécier ce beau texte lu et illustré justement.



http://youtube.googleapis.com/v/mF1o2HSLbU8

C'est un merveilleux auteur-compositeur-interprète, pour la petite histoire, il est aussi le petit-neveu du capitaine Dreyfus, à qui il a consacré une chanson sur l'album "Touché".


Je suis un peu ton fils
Et je retrouve en moi
Ta foi dans la justice
Et ta force au combat.

Dans ton honneur déchu,
Malgré ta peine immense,
Tu n'as jamais perdu
Ton amour pour la France.

Et s'il ne reste qu'un murmure
Pour te défendre,
Par-delà tous les murs,
Il faut l'entendre.

Je suis un peu ce frère
Qui remue les montagnes
Lorsque tu désespères
Dans ton île, en Guyane.

Et je souffre avec toi
Des fers que l'on t'a mis
Pour écraser ton âme
Et pour briser ta vie.

Mais pourquoi fallait-il
Pour t'envoyer au Diable
Te prendre dans les fils
De ce piège effroyable ?

J'ai vu souvent mon père
S'assombrir tout à coup
Quand j'évoquais "L'Affaire",
Comme on disait chez nous

Et j'ai vécu longtemps
Sans rompre ce silence,
Comme un secret pesant,
Parfois, sur la conscience.

J'imaginais comment
Des hommes étaient capables
D'arrêter l'innocent
Pour en faire un coupable.

Il était Alsacien,
Français, juif, capitaine,
Vivant parmi les siens
À Paris, dix-septième

Quand, un matin d'octobre,
On l'accuse, on l'emmène
Vers douze ans de méprise
Et d'opprobe et de haine.

Traité plus bas qu'un chien,
Laissé dans l'ignorance
De tous ceux qui, sans fin,
Luttaient pour sa défense,

Courageux, opiniâtres,
Jouant parfois leur vie
Sur un coup de théâtre
En s'exposant pour lui.

Je suis un peu son fils
Et c'est moi que l'on traîne
Au Palais d'injustice
En l'écoutant à peine

Et quand Paris s'enflamme
Alors qu'on l'injurie,
Le coupable pavane
À quatre pas d'ici...

Lucie...
Mon corps est à genoux
Mais mon âme est debout.
Un jour je reviendrai
Vers la terre de France
Crier mon innocence
Et retrouver la paix.

Ici...
Je n'ai plus rien de toi
Et j'ai peur, quelquefois
Que ma raison s'égare.
Si je perds la mémoire,
Si j'oublie qui je suis,
Qui pourra dire alors
À ceux qui m'aiment encore
Que je n'ai pas trahi,
Que j'ai toujours porté
L'amour de mon pays
Bien plus haut que ma vie,
Bien plus haut que la vie ?

C'était il y a cent ans.
Dreyfus est mort depuis
Mais je porte en chantant
Tout l'espoir de sa vie

Pour la mémoire des jours,
Puisqu'en son paradis
On sait depuis toujours
Qu'il n'a jamais trahi.

Il n'a jamais trahi
Son cœur, ni son pays.


Yves Duteil, citoyen et poète. "Je peux la même journée écrire une chanson et réunir le conseil municipal." La réalité et les rêves l’inspirent. Les drames et les percées de lumière le font vibrer.

Merci, d'avoir ouvert un sujet sur l'ART de la langue française sunny




PAUINE


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Albaroc



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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Sam 12 Fév - 14:53

elephant

Puisqu'on parle de la défense de notre langue, je vous livre un poème touchant...
C'est pas encore du "La Fontaine" ou du "Ronsard" mais l'inspiration est époustouflante...indéniablement !...

J'ai un petit boulot peinard,
Je dors bien, et je me lève tard,
Pas de rendement, pas d'horaire,
Pas de patron, pas d'actionnaires,

Je prêche à tors et à travers
Des couplets plus ou moins pervers,
Sans risque de me faire saquer,
Je suis l'Imam de la mosquée !

Pas besoin d'aller au turbin,
J'ai une douzaine de bambins
Et tous les mois grâce aux fistons
J'encaisse les allocations

J'suis un seigneur, j'suis un Imam,
J'ai le droit d'être polygame,
Et tous les soirs à la casbah
Je hisse les voiles sur le grand mat.

On me laisse faire mon p'tit biz'ness
Une femme et deux ou trois maîtresses
Ici c'est cool, c'est le bonheur,
J' ai le beurre et l'argent du beur !

J'suis un barbu, j'suis un notable,
Un protégé, un intouchable,
Et j'appelle mon avocat,
Dès qu'on pince mes femmes en burqa.

Pendant que les Français turbinent,
Pour nourrir toutes mes concubines,
Moi je me promène en djellaba
La France c'est beau comme là-bas !!!!




geek lol! geek
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Albaroc



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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Lun 14 Mar - 10:01

Laughing Laughing Laughing

...Et pour me racheter, je rappelle qu'un certain clown qui nous a quitté, Hélas! ...mais que vous allez retrouver ici dans quelques instants, était, incontestablement, un grand artiste de notre langue :


Devos.pps


flower queen flower
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SantoniA

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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Jeu 7 Avr - 5:41

flower flower flower


Citation :
Dane Ven 11 Fév

"Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue."
Stendhal

Le français a plusieurs origines :

* Le gaulois parlé par les tribus celtes avant l'arrivée des romains. Chaque peuple avait son dialecte.

* Le bas-latin, ou latin populaire, parlé par les soldats romains arrivés en Gaule en -52 av. J-C. Il s'est ensuite mêlé au gaulois pour donner une sorte de "gallo-romain".

* Le francique, amené par les Francs d'où son nom, lors de la chute de l'empire romain.

* L'arabe, transmis par les mozarabes d'Espagne lors de la "Reconquista", et pendant les Croisades -ce qui donna entre autre : échec, zèbre....-

* Le français s'est ensuite modifié au cours du temps par déformation populaire. Cette période a duré du Moyen-age au XXe siècle.

* Pendant cette même période, le français était divisé en plusieurs dialectes régionaux (le breton, le picard, l'alsacien...), qui se partageaient en trois groupes bien distincts : la langue d'oïl, la langue d'oc et les langues régionales.

Langue d'oc, langue d'oïl

Au moyen-age, le français, qui était alors la langue du peuple, était parlé dans toute la France sous forme de plusieurs dialectes. Chaque province avait son propre dialecte. Ainsi un normand aurait eu du mal à comprendre un alsacien, et vice versa.

Ses dialectes se divisent en trois grandes familles, bien distinctes:

la langue d'oïl (1), la langue d'oc (2), et les langues provençales (3).

Au centre (le croissant), une zone brumeuse où la langue d'oïl et la langue d'oc cohabitaient plus ou moins.





* la langue d'oïl : elle désigne le français au moyen-age, mais cette expression n'apparait qu'au XIVe siècle. ("oïl" veut dire "oui" en langue d'oïl)

* la langue d'oc : aussi appelée catalan, c'est un dérivé de la langue espagnole aux influences françaises. Elle donna son nom à une province du sud : le languedoc. ("oc" veut dire "oui" en langue d'oc)

* les langues provençales : mélange de français et d'italien.



Il y a 451 ans, le 28 septembre 1539, un de nos plus brillants souverains, le roi François 1er a signé dans une petite ville du Valois une ordonnance qui porte le nom de cette ville, Villers-Cotterêts. L'ordonnance de Villers-Cotterêts impose l'usage du français dans tous les jugements et actes officiels "afin qu'ils soient en un langage clair et qu'il n'y ait ni puisse y avoir aucune ambiguïté ou incertitude."

En 192 articles, ce texte est l'un des plus importants de la législation française : l'impulsion donnée par le geste royal fut décisive pour la diffusion du français. Moins de dix ans plus tard, en 1549, Du Bellay publie sa Défense et Illustration de la Langue Française. Puissant stimulant pour l'instruction publique, l'ordonnance est aussi un facteur d'unification politique.

Enfin il faut bien considérer que, pour jouer un rôle international, il fallait d'abord que le français ait une place solide en France. C'est l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui la lui donne.

Faisant partie de l'Union européenne, nous pouvons repenser à l'ordonnance de Villers-Cotterêts car, si l'on voulait utiliser dans nos tribunaux une autre des langues de la communauté, l'ordonnance y ferait obstacle, au moins pour l'écrit Basketball



* Pendant la Renaissance, le vocabulaire artistique s'est enrichi de mots italiens, à tel point que les hommes de l'époque crurent que le français allait disparaître...

* L'orthographe et la grammaire se stabilisent, notamment grâce à l'aide des écrivains de la Pléiade comme du Bellay et Ronsard.

* Mais les disparités régionales vont perdurer jusqu'à Jules Ferry. Ainsi avec l'école obligatoire et laïque, et le renfort de la radio et de la TV, le français sera définitivement unifié.


Le français a aussi beaucoup influencé et été influencé par l'allemand au cours des guerres napoléoniennes et des guerres mondiales...




L'usage de la langue française n'a jamais été officiellement reconnu. Elle a toujours été adoptée en diplomatie par un simple accord. Et, chose curieuse à remarquer, l'adoption du français n'a jamais été liée à une suprématie politique ou militaire de la France.

On a très souvent cru qu'on parlait français dans les conférences internationales parce que la France a été pendant longtemps un des interlocuteurs les plus puissants dans ces traités, or ce n'était qu'un hasard.

Longtemps la langue des traités en Occident a été le latin, de même que dans tous les actes publics, dans tous les ouvrages sérieux. Car depuis le Moyen Âge c'est le latin qui servait dans les relations internationales, soit pour la correspondance entre pays, soit pour la présentation des ambassadeurs arrivant de l'étranger, soit dans la discussion et la rédaction des traités ou en d'autres circonstances.

Il y avait de nombreuses raisons pour l'emploi du latin :

Like a Star @ heaven 1- Des raisons pratiques, parce que le latin était la langue des ecclésiastiques et c'étaient plutôt des clercs, évêques ou cardinaux, et non des laïques, qui formaient en général le personnel des missions diplomatiques. Le cardinal du Bellay -oncle du poète-, longtemps ambassadeur à Rome, parlait couramment latin. Richelieu envoya en 1630 à la Diète de Ratisbonne un négociateur efficace, le Père Joseph, qui ne parlait que latin.

Like a Star @ heaven 2- Ensuite, deuxième raison importante; le latin est une langue morte, ce qui implique d'une part qu'elle n'appartient à personne, donc que son usage ne peut susciter aucune susceptibilité.

Les possessions du Saint Empire s'étendaient sur presque toute l'Europe, sauf en France et en Angleterre, si bien que dans n'importe quel traité à conclure, on avait presque toujours comme partenaire, ou comme adversaire, le Saint Empire, et ce fait-là entraînait la prééminence du latin, qui était en même temps la langue de l'Europe cultivée et la langue d'une grande puissance avec laquelle on avait à traiter constamment.

Charles-Quint, vers 1520, disait :
"j'ai appris le latin pour parler au Pape, l'espagnol pour parler à ma mère, l'anglais à ma tante, l'allemand à mes amis et le français à moi-même".

Cette raison qui rattachait le latin à l'Empire -avec un aspect politique- fit que l'on s'aperçut bientôt qu'en parlant latin on reconnaissait une sorte de supériorité à l'Empereur Germanique. Et si l'on abandonna petit à petit ce langage latin, ce fut également en prenant position contre la prétention de l'Empereur qui voulait l'imposer dans les traités, alors que, du côté de la France, on ne faisait pas du français une question de préséance.

Les diplomates sont des hommes de culture, des hommes du monde, le français leur est familier. En outre les congrès diplomatiques ne sont plus les réunions austères où seuls se réunissaient des experts, l'élément féminin y participe souvent. Les épouses des diplomates se rendent dans les villes des congrès, et ces dames de la haute société parlent français entre elles, alors on parle français devant elles et quand on quitte le salon pour la salle de conférence, on continue naturellement à parler la même langue.

Ce rôle des femmes est important car le langage de la mode : parfumeurs, perruquiers, est français et les femmes l'emploient pour ne pas être comprises des domestiques.

Il y a aussi des raisons autres que mondaines ou historiques, des raisons techniques pour faire adopter le français dues aux qualités de la langue française :

- la clarté, une des grandes préoccupations des auteurs français qui, depuis Pascal, abandonnent les longues périodes du style latin et arrivent à cette langue ramassée, aux phrases courtes, à l'ordre des mots fixe (sujet. verbe, complément) qui permet une compréhension, une clarté très grandes.
Rivarol disait: "Ce qui n'est pas clair n'est pas français"

- la précision qui est organisée par les auteurs de lexique. Depuis le XVIIe siècle, les grammairiens et les lexicologues se multiplient pour fixer le français. Malherbe et Vaugelas s'efforcent de supprimer tous les équivalents, tous les synonymes, et en diplomatie cette précision était évidemment un avantage.

- la fixité, la langue française était, à son époque la seule langue vraiment fixée, et ce fut même un obstacle, quelques siècles plus tard, à son expansion. Des institutions, comme l'Académie Française, veillaient sur la langue, et leurs décisions étaient respectées. On constate cette fixité en remarquant que la langue du grand siècle est encore tout à fait intelligible pour les Français contemporains.

Comme l'évolution de la langue était donc limitée et contrôlée, cela présentait une garantie sur le plan international, on savait que les phrases formulées en français ne prendraient pas un sens différent quelques années plus tard.


Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven


Le président Senghor disait :
"Le français est une langue à vocation universelle, de gentillesse et d'honnêteté, et il nous a fait don de ces mots abstraits si rares dans nos langues".

Nous jouissons donc d'un grand privilège. Celui de posséder le français comme langue maternelle. Nous avons, nous spécialement, une responsabilité envers cette langue et vis-à-vis des autres francophones. En respectant l'héritage qui nous a été légué, par reconnaissance envers nos pères qui nous l'ont transmis, sachons que nous ne sommes plus les propriétaires de cette langue, nous en sommes seulement les dépositaires et ce rôle nous impose des efforts persévérants pour la maintenir pure et la transmettre à notre tour.

Soyons vigilants pour en garder la beauté et l'élégance.





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SantoniA

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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Mar 10 Mai - 3:48

flower flower flower



Si les larmes servaient de remède au malheur
de Joachim DU BELLAY recueil : Les Regrets

Si les larmes servaient de remède au malheur,
Et le pleurer pouvait la tristesse arrêter,
On devrait, Seigneur mien, les larmes acheter,
Et ne se trouverait rien si cher que le pleur.

Mais les pleurs en effet sont de nulle valeur :
Car soit qu'on ne se veuille en pleurant tourmenter,
Ou soit que nuit et jour on veuille lamenter,
On ne peut divertir le cours de la douleur.

Le coeur fait au cerveau cette humeur exhaler,
Et le cerveau la fait par les yeux dévaler,
Mais le mal par les yeux ne s'alambique pas.

De quoi donques nous sert ce fâcheux larmoyer?
De jeter, comme on dit, l'huile sur le foyer,
Et perdre sans profit le repos et repas.


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Dane



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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Jeu 26 Mai - 3:56

I love you flower I love you



I love you L’emploi du pronom indéfini I love you




ll était une fois quatre individus qu'on appelait
TOUT LE MONDE - QUELQU’UN - CHACUN et PERSONNE

Il y avait un important travail à faire,
Et on a demandé à TOUT LE MONDE de le faire.

TOUT LE MONDE était persuadé que QUELQU’UN le ferait.

CHACUN pouvait l'avoir fait, mais en réalité PERSONNE ne le fit.

QUELQU’UN se fâcha car c'était le travail de TOUT LE MONDE !

TOUT LE MONDE pensa que CHACUN pouvait le faire

Et PERSONNE ne doutait que QUELQU’UN le ferait

En fin de compte, TOUT LE MONDE fit des reproches à CHACUN
Parce que PERSONNE n'avait fait ce que QUELQU’UN aurait pu faire.



MORALITÉ

Sans vouloir le reprocher à TOUT LE MONDE,
Il serait bon que CHACUN
Fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir
Que QUELQU’UN le fera à sa place,
Car l'expérience montre que
Là où on attend QUELQU’UN,
Généralement on ne trouve PERSONNE !



Transférez-le à TOUT LE MONDE afin que CHACUN puisse l'envoyer à QUELQU’UN sans oublier PERSONNE...







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MAKEBAKOULO



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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Dim 5 Juin - 7:33

flower afro flower

L'art de notre langue consiste à dire deux fois plus qu'on ne pense !!!

POESIEDEGeorgeSand.pps


Make



afro afro afro
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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Lun 6 Juin - 5:09

flower sunny flower


Monsieur MAKE, ces lettres sont absolument , on les appelle les lettres "ROSES".

Aurore Dupin -1804-1876- fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode et par son pseudonyme masculin qu'elle adopte dès 1829.

J'ai study "Les amants maudits : George Sand, Musset, Chopin" de Michel Peyramaure.

Avec Chopin, ce n’était pas une liaison, au sens strict du mot. Ce fut plutôt une possession. Avant d’avoir été envoûté par elle, Chopin détestait "la femme à l’œil sombre". Sa réputation spéciale était très mauvaise et n’avait rien qui pût séduire une créature toute de tendresse et d’esprit.

Les aspirations secrètes du fragile Chopin étaient plutôt l’union idéale d'une rencontre d’âmes.
La célèbre polyandre lui faisait peur. Au premier contact il recula. La passion de la dame se manifestait par des airs dévorateurs. Mais elle était son aînée (de cinq à six ans), elle était illustre, elle savait prendre avec ses victimes des airs maternels, Chopin, malgré son génie, n’était encore qu’un pauvre pianiste, il fut aspiré par l'ogresse.

La naïveté sentimentale de Chopin amusait sa perversité. Elle le traitait comme un enfant, comme une poupée, mais tirait de lui habilement avec tout ce qu’il contenait de volupté tout ce que la poupée avait dans le ventre de matière à littérature. Elle ne jeta au panier ce joli jouet qu’après l’avoir très proprement dépecé. Et tout cela avec quels élans de cœur, quels gestes maternels !

Ses dernières amours connues furent Musset et Pagello. Elle fut maternelle jusqu’à sa dernière heure, elle mourut en berçant des adolescents et après avoir pouponné le pauvre Flaubert.

Une vraie gougar avant l'heure .

"Ecrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire."
George Sand

http://www.georgesand.culture.fr/fr/fa/fa00.htm




PAULINE


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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Mer 15 Juin - 4:56






L'été n'efface pas la misère

Ça y est, l'hiver est terminé
Avec lui notre bonté s'en est allée,
Fini de penser aux plus démunis
Rien à battre s'ils n'ont plus de lits.

Les médias ne nous inondent plus les oreilles
Avec les gelures qu'ont les pauvres aux orteils.
Ils ont eux aussi oublié ces gens
Que la société a exclu pour un temps.

Pourtant leur vie est toujours glacée
Leur ventre toujours aussi affamé,
Mais l'hiver à laissé place au printemps
Plus de temps pour la pitié maintenant.

Mais bon sang, où est notre dignité
Face à la misère, la dure réalité
Devons-nous les laisser crever en été
Pour en hiver mieux les aider ?

L'hiver pour eux c'est toute l'année,
Alors apprenons à nouveau à partager.
N'oublions pas que nous pouvons tous un jour sombrer
Et serions content d'avoir une main tendue pour nous y agripper.

Anonym








Non, monsieur Aznavour, la misère n'est pas moins pénible au soleil. Alors passants ne détournez pas votre regard et ne changez pas de trottoir face à celui ou celle qui vous tend la main et qui a faim.

Faites lui un sourire, cette simple atitude de bienveillance est pour lui une lueur d'espoir, l'espoir d'exister et d'être encore à vos yeux un être humain. I love you






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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Mer 14 Déc - 4:59

2 11


Voyons, d'où vient le verbe Question Et d'où viennent les langues Question

Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ?
De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ?
Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ?
Réponds.

Platon voit l' I sortir de l'air subtil ;
Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ;
La grue offre en volant l' Y à Palamède ;
Entre les dents du chien Perse voit grincer l' R ;
Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ;
L' O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ;
L' S et l' F et le G sont dans la voûte bleue,
Des nuages confus gestes aériens ;
Querelle à ce sujet chez les grammairiens :
Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ;
Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ;
Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ?
Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant,
Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ?
Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ?
L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ?
Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul
Ne connaît le maçon qui posa sur le vide,
Dans la direction de l'idéal splendide,
Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés
Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés,
Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée.

Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée,
Homme, ombre, tu n'as point ton explication ;
L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ;
Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme,
Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme,
Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu.
En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encore pu
Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre,
Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître,
LUI Exclamation Voyant sans regard, triste magicien,
Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien Exclamation


Victor HUGO (1802-1885)




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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Jeu 23 Fév - 5:00

2 12

Le pouvoir des mots Exclamation

A un mendiant aveugle, rapporte Roger Caillois dans son Art Poétique, à qui les passants ne donnaient presque rien, un inconnu fit soudain gagner beaucoup d'aumônes, en remplaçant simplement sur sa pancarte "aveugle de naissance", par une autre formulation qui prouve le pouvoir des mots, "voilà, commente-t-il le début de la littérature."



http://youtube.googleapis.com/v/fpfXqoKO5UQ


La seconde pancarte du mendiant aveugle gagne en efficacité du fait qu'elle met en jeu un pathétique que ne pouvait soulever une simple définition -aveugle de naissance-. La formulation suppose une opposition entre la gaîté du printemps et la tristesse de l'aveugle. La situation est exprimée sous une forme quasi poétique.






Dernière édition par SantoniA le Jeu 28 Fév - 3:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Mar 20 Mar - 6:50

2 12


Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.







La noce des oiseaux

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Jonquilles, crocus ont bravé la fraîcheur du temps,
Que déjà, les oiseaux publient leurs noces dans le ciel.
Neiges et froidures sont parties : "vive le Printemps !"

Immense symphonie, où des millions de fleurs,
Se mélangent en un jour, aux bourgeons de velours
D'un coup de baguette magique : le ciel sort ses couleurs
Pour éblouir nos yeux, il devient troubadour.

Dans un ballet de cabrioles fantastiques
Les oiseaux dansent, s'accouplent et préparent leur nid,
Guidés par une force invisible et mystique,
Leur chant monte en hommage : au Maître de Symphonie.

Les oiseaux se sont embrassés sur les branches,
Et des angelots coquins ont ajusté leurs flèches...
Etrange ! tout ce que le Printemps en un jour change !

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Tandis que sous leurs branches les amoureux de mèche,
Se content fleurette quand roucoulent les tourterelles.

Jean-Claude Brinette







Pau line
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SantoniA

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MessageSujet: Re: NOTRE LANGUE FRANÇAISE, TOUT UN ART !   Jeu 28 Fév - 3:22

2 cheers 13




UN TRES GRAND HOMME !!
Mme Antonia GIUSTI
Nice, le 14 Novembre 1970 - Née à Bône en 1904



" C'était un très grand homme" C'est le cri unanime
Qui part de l'Amérique et va jusque en Chine ...
Que la mémoire est courte chez certains Français
Revenons en arrière, reprenons le passé.

S'il a pu réussir, au début, dans l'armée
C'est bien grâce à Pétain qui l'a fort protégé
Oh! comme il était grand…très grand cet officier
Qui, un jour de combat, sortant de la tranchée
Brandit avec courage un simple chiffon blanc
Sans nulle défaillance 1 se rend aux Allemands.

Plus tard abandonnant son poste de combat
Dans un réduit à Londres sans honte se cacha
Oui de la Résistance on peut dire qu'il en fit ...
Mais bien loin des embûches et sans risquer sa vie

Car la vraie Résistance celle des maquisards
Il ne l'a pas connue étant trop pétrouillard.

Les louanges s'élèvent nombreuses aujourd'hui
Mais en fût-il de même durant toute sa vie ?
Car il n'a jamais eu dans sa longue carrière
Des copains... des amis .... C'était un solitaire
Animé d'un orgueil, orgueil démesuré.

Il a tout fait pour être un jour le Premier
Tous les moyens sont bons, il a tout employé
Oubliant ses serments il a tout renié
Même celui qui fut son père spirituel
Le condamnant à mort comme, un vil criminel.

La guerre continue... Nous étions bien placés
En Afrique du Nord. L'arrivée des Alliés
Fut peut être une joie mais nous l'avons sentie
Car Bône fut la plus bombardée d'Algérie
Par la force des armes … la force des Alliés

La France fut délivrée, la France fut sauvée
Mais que l'on n'oublie pas que dans cette épopée
Tous nos enfants d'Afrique y ont participé.
C'est le débarquement. Paris est libéré
Alors Il peut venir. C'est le grand défilé
Sur cette Place au nom vraiment prestigieux
Qui de Paris était le fleuron glorieux
Désormais la fameuse Place de l'Etoile
Sera celle du Général à deux étoiles ...

Il passe, quelques années semble t-il effacé,
Elaborant dans l'ombre mille et mille projets
Quand la France semble sombrer dans une crise
Il dit adieu à Colombey les Deux Eglises.

Alors nous assistons phénomène curieux
A une politique d'abandons très nombreux
Plus sa gloire grandit plus la France diminue
Les pays d'Outre-Mer pour lui ne compte plus,
N'ayant plus l'Indochine, c'est surtout en Afrique
Qu'il poursuivit ses plans d'un esprit méthodique
Pour ne pas offenser Maroc et Tunisie
Il fît à Ben Bella le don de l'Algérie.

Cette terre féconde en vignobles en blé
En minerai, pétrole richesse incontestée
Devenait, d'après lui pour la France un boulet
Dont il fallait bien vite se débarrasser.

Ce fut l'époque horrible des nombreux attentats
Lâchement perpétrés par tous ces fellaghas
La tuerie d'Alger où des soldats français
Tirèrent froidement sur la foule assemblée

Puis les accords d'Evian, contre toute vraisemblance
A l'Algérie enfin donnait l'Indépendance
Alors ce fut l'exode terrible douloureux
Que nous avons connu. Car nous fûmes nombreux
Forcés d'abandonner cette terre si chère
Que nos aïeux et nous avions rendue prospère.

Oh ! comment oublier ces misères vécues
Où tant et tant des nôtres, hélas, ont disparu.
Quand de tous les côtés s'élèvent des louanges
Au fond de notre cœur sont des cris de souffrance,.

L'histoire jugera. Peut-être nos enfants
Sauront s'il était bien des chefs le plus grand.,
Car dans son hexagone la France n'a jamais
Eté aussi petite, aussi diminuée.

Puisque sa mort ne peut nous rendre le bonheur
Nous ne jugerons pas ses crimes, ses erreurs,
Mais au dessus de nous c'est au Maître, suprême
Que nous le confions. Alors plus, de blasphèmes
La justice divine ne peut pas se tromper
J'espère que là haut il sera châtié.





Extrait d'un excellent site PN Bônois
http://www.piednoir.net/bone/rubrique3.html

flower Idea flower
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